Un nouveau diplôme en généalogie voit le jour à Toulouse. L’Institut Catholique de Toulouse (ICT) ouvre sa formation dès octobre 2026. Face à la rareté des cursus de ce type en France, l’annonce suscite un vif intérêt, aussi bien chez les étudiants que chez les professionnels en reconversion.
Ce diplôme universitaire de généalogie, nommé DUGEN, associe l’histoire et le droit. Il s’adresse aux curieux, aux juristes et aux porteurs de projets professionnels. Les inscriptions restent ouvertes jusqu’au 15 septembre 2026.
Un diplôme universitaire de généalogie, une offre encore rare en France
La généalogie passionne, mais les formations restent peu nombreuses. Avec ce nouveau diplôme, Toulouse rejoint Nîmes, Le Mans et l’École nationale des chartes à Paris. L’ICT devient ainsi le quatrième établissement français à proposer un cursus complet en histoire familiale.
Cette formation est née d’une collaboration entre les facultés de droit et de lettres. Les enseignants-chercheurs ont voulu croiser leurs disciplines. Le droit apporte l’étude des filiations et des successions. L’histoire éclaire les sources d’archives et le contexte des documents.
La spécialité de l’ICT en droit canonique ajoute une valeur rare. Avant la Révolution, les registres paroissiaux étaient tenus par le clergé. Comprendre ces écrits exige un bagage particulier. Ce diplôme prépare précisément à cette lecture.
Pourquoi cette rareté géographique ?
La généalogie universitaire demande des compétences pointues. Les enseignants doivent connaître l’archivistique, la paléographie et le droit. Peu d’établissements réunissent ces expertises. La recherche en famille est souvent perçue comme un loisir, pas comme une discipline académique.
Cette rareté rend le diplôme d’autant plus attractif. Les places sont limitées à 25 par promotion. Un chiffre volontairement restreint pour garantir un suivi individuel. L’esprit de promotion et la qualité des échanges sont mis en avant.
Trois profils pour une même envie d’histoire familiale
Le DUGEN s’adresse à des publics variés. Les étudiants en histoire y trouvent une initiation aux méthodes de l’archivistique. Les juristes en poste apprennent à rechercher des héritiers dans les successions. Les amateurs éclairés structurent leur passion avec rigueur.
Prenons l’exemple d’une clerc de notaire. Elle doit retrouver des ayants droit parfois éloignés. Cette formation lui donne les outils pour identifier les liens de filiation sur plusieurs générations. Elle évite ainsi les erreurs coûteuses en matière de successions.
- Étudiants en histoire ou en droit, pour une spécialisation professionnelle.
- Juristes et notaires, pour maîtriser la généalogie successorale.
- Particuliers passionnés, pour une pratique sérieuse de la généalogie familiale.
Un contenu pensé pour la pratique
Les enseignements abordent l’état civil, les archives publiques et ecclésiastiques. La paléographie aide à déchiffrer les écritures anciennes. L’onomastique éclaire l’origine des noms. L’héraldique, celle des armoiries. Le droit des successions structure les démarches juridiques.
Un travail dirigé de patrimoine écrit permet de mettre en pratique chaque notion. Chaque étudiant réalise une monographie familiale complète. Ce projet personnel devient un véritable cas concret de recherche en archives.
Deux certificats pour une progression modulable
Le diplôme se compose de deux certificats. Chacun peut être suivi séparément ou en combiné. Le premier s’adresse aux amateurs de généalogie. Le second approfondit la dimension juridique et professionnelle. Cette souplesse permet à chacun de construire son parcours.
| Certificat | Objectif principal | Public visé | Dimensions clés |
|---|---|---|---|
| Certificat 1 | Acquérir les bases de la généalogie familiale | Amateurs, curieux | Méthodes de recherche, archives, sources |
| Certificat 2 | Développer une activité professionnelle | Futurs généalogistes, juristes | Droit des successions, éthique, outils numériques |
Le premier certificat donne les méthodes essentielles pour ne pas s’égarer dans les sources. Le second prépare aux exigences du métier. Il aborde notamment la déontologie. Respect de la vie privée, gestion des données sensibles, droit aux armoiries : autant de sujets majeurs.
Une organisation pensée pour les actifs
Les cours se déroulent les vendredis et samedis, d’octobre à juin 2027. Le volume total atteint 140 heures. Ce rythme facilite la formation en parallèle d’un emploi. Les séances en archives et les rencontres avec des professionnels jalonnent l’année.
La certification délivrée par l’université atteste des compétences acquises. Elle constitue un gage de sérieux pour les futurs clients ou employeurs. Les diplômés peuvent exercer en indépendant ou intégrer des études notariales, des services d’archives ou des cabinets spécialisés.
S’inscrire avant la rentrée 2026
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 septembre 2026. Le nombre de places est fixé à 25. Ce choix garantit un encadrement personnalisé. Les enseignants peuvent suivre chaque progression individuelle. L’esprit de groupe, lui, renforce l’entraide entre les participants.
La généalogie se démarre souvent par hasard, en retrouvant un vieux carnet. Mais elle demande une véritable méthode. Ce diplôme apporte cette rigueur. Sans elle, les erreurs se propagent et faussent l’histoire familiale. Une mauvaise interprétation peut faire croire à une descendance illustre. Le DUGEN apprend à vérifier chaque source.
L’offre reste rare, mais elle s’étend. Toulouse ouvre une porte supplémentaire aux passionnés et aux futurs professionnels. Une occasion à saisir pour transformer un loisir en véritable compétence.

Formée à l’hôtellerie-restauration, Héloïse a passé trois ans en cuisine avant de se tourner vers l’écriture. Elle se spécialise dans la formation culinaire et les métiers de bouche. La pizza, c’est son terrain de jeu préféré depuis un stage à Naples.